Un poème de Salus…
pour Poèm’ À Nans aujourd’hui… :

Ni portes ni murs !
Tu zigzagues, comme mézigue, ô Tzigane !
Frère d’ivresse, au reste si dissipé,
Ton vigilant son de violon nous fait l’âme
Triste, et plus vraie, à ce chant de chat grippé !
Chantre irréaliste, aux accords d’autres mondes
Tu nous fais monter les degrés de l’alcool,
En transes de trilles, en vrilles d’arondes,
Volant, multiples au cieux, noires de khôl !
Je crie et danse, ô Manouche ! (et moi, Caraque !)
Sur cette note sans joie, et qui jaillit,
De cet instrument suprême, où le son craque,
Pour l’oreille, à l’auditeur qu’il ébahit ;
Son scié que sans ciller le gitan joue,
Frère d’ivresse, à la vitesse des doigts
Courant aux cordes vibrantes sous ta joue,
Je crois voir choir ton archet vif chaque fois !
…Et tu zonzonnes comme un dingue, ô Tzigane !
Dans cette nuit bizarre, où saoul, je te suis,
Alter-ego, pair par l’intérieure gamme,
Et qui te rejoint au béant d’aucun huis !
Salus

Le poème peut-être bientôt mis en voix… mais en attendant si vous voulez le lire et musique et peut-être le dire à voix haute nous vous proposons cette vidéo…



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