Un poème de Louis Pergaud pour Poèm’ À Nans…
À ma K.Toch…

À la même
Toi qui comme un phare brillant
Te leva dans ma nuit farouche,
Ne pourrai-je point sur ta bouche
Apaiser mes désirs brûlants ?
Non, rien ! … car seul le silence
Répond à mon aveu timide.
Rien n’avive la somnolence
Où mon vieux cœur s’endort frigide.
Les espoirs que mon âme en deuil
Ébauchaient lentement dans l’ombre
Se brisèrent sur ton orgueil
Ô femme impitoyable et sombre !
Hautaine et l’œil dans le rêve
Tu as confiance en l’avenir
Quand l’âge aura vieilli ta sève
Tu n’auras que le souvenir.
Alors, pourras-tu contempler
Ce passé brisé sans remords
Ile escarpée et sans rebords
Où tu ne devras plus rentrer !
Durnes, 28 octobre 1901
Dans » Louis Pergaud -La Fuite des Choses » aux Éditions du Sékoya

Si vous voulez lire le poème en écoutant une musique ou le dire pour vous à voix haute, nous vous suggérons :

Le poème bientôt mis en voix et en vidéo… le 28 Octobre 2026, cent vingt cinq ans après sa composition…
ET puis…

Avez-vous noté la date à laquelle Louis Pergaud a composé son poème ? Elle n’avait pas échappé à Luna quand je lui ai demandé d’illustrer le poème à la façon de Robert Fernier…




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