oh jamais quoi que tu fasses
tu ne pourras revenir
au lit blanc qui t’a vu naître

Un poème deTanit…
Au fil de l’eau…
roule roule ma rivière
abrase tous ces cailloux
aux arêtes déchirantes
escalade les rochers
en grands bonds éclaboussés
tu n’as que faire des crocs
ni des griffes qui t’ arrachent
de petites escarbilles
que le vent cueille et emporte
pour les offrir au soleil
chante chante ma rivière
et sautille en clapotant
si transparente et si fraîche
oh raconte encor pour moi
cette montagne et ton rire
quand libérée du froid noir
tu as tout soudain jailli
du grand glacier ébloui
où tu sommeillais enfant
coule coule ma rivière
impatiente suis ta course
va te fondre dans la mer
je chemine à tes côtés
où mon ombre s’étirant
à ton rythme vagabonde
oh jamais quoi que tu fasses
tu ne pourras revenir
au lit blanc qui t’a vu naître
et comme toi je m’écoule
dans ton eau j’ai mis mes pas
et ma chanson dans ta voix
Tanit publié initialement sur Lespoètes.net
Si vous souhaitez lire ce poème en musique ou le dire pour vous même à voix haute, nous vous proposons:

Ce poème est publié sur ce blog dans le cadre de « Lecturbulences à Nans 2026 : L’Eau Vive…

Un évènement inscrit dans l’Agenda du Printemps des Poètes 2026 :

Si vous voulez lui apporter votre voix , vous pouvez vous enregistrer et nous envoyer votre enregistrement à cette adresse:
pepiniere.poetique@gmail.com
Et peut-être bientôt votre voix ici :

Laisser un commentaire