
Dans la Préface des « Contes Populaires recueillis à Bournois » en 1894 par Charles Roussey :
» Les contes populaires se divisent en deux catégories : ceux que l’on dit ouvertement, à la veillée, devant tout le monde, et ceux qui se racontent aux champs dans les « udjo », groupes d’ouvriers étrangers à la famille. Ici, on va exprès jusqu’à l’extrême limite, c’est un sujet d’une gaieté sans égale, et souvent la sauce est d’autant plus pimentée qu’il se trouve des jeunes filles parmi les ouvriers.
Fidèle à mon plan de ne donner que des documents humains, tels que le psychologue les désire, je ne me permets aucune retouche. Les contes, même de la première classe peuvent paraitre grossiers aux lecteurs délicats, mais ils sont jugés tout autrement à Bournois : les expressions crues font partie du langage journalier et n’offensent personne ; je les traduis fidèlement.
Quant à ceux de la seconde classe, dont la grossièreté est voulue, mais seulement dans une intention facétieuse et non immorale, je les donne aussi, mais je ne les traduis pas. Ceux qui auront besoin de les lire y parviendront aisément a l’aide du glossaire. Pour les autres lecteurs, ils me paraissent suffisamment défendus par le patois et par la transcription.
Si on ajoute aux contes que j’ai réunis Barbe-Bleue et Le Petit-Poucet , on aura le répertoire complet de tout ce qui se raconte à Bournois. «
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