
À propos de Contes Populaires , voilà ce qu’en dit Charles Roussey dans la Préface de ses « Contes Populaires recueillis à Bournois » en 1894 :
» Les contes dits populaires ne sont pas, comme on pourrait le croire, connus de toutes les personnes d’une localité.
Ainsi à Bournois (commune de 395 habitants), je puis citer environ les trois quarts des ménages où l’on n’en dit ces gens, d’un caractère particulier, ne fréquentant personne. Comme les chansons, les contes appartiennent à un groupe assez restreint de familles d’humeur gaie et qui ont conservé les anciennes habitudes.
De l’avis de tous, on dit beaucoup moins de contes qu’autrefois, par ce fait même que les rassemblements a la veillée sont de moins en moins à la mode : les contes suivent le patois dans sa marche rapide de disparition.
Beaucoup en ont entendu dans leur enfance qui n’en savent plus du tout.
Souvent j’ai eu cette réponse : – Ah, hélas moi ! mon pauvre enfant, qu’est-ce que tu veux, j’ai prou entendu cela dans le temps, mais, hélas moi, je ne m’en ravise plus. »
II en est des contes comme des chansons, ceux qui les savent ne les disent pas volontiers quand on les leur
demande, surtout si le solliciteur est un étranger, dans ce cas, la réponse est obstinément invariable :
« Ah, hélas moi ! je n’en sais point. «
Je signale ce fait pour montrer combien la tâche d’enquêteur est difficile lorsqu’il n’est pas du pays, et qu’il doit bien se garder, malgré tous ses efforts, de croire qu’il a tout recueilli ce qui se raconte dans les endroits qu’il a visités.
[…]
À Suivre…


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