
Un poème inédit de Pierre Perrin découvert sur sa page Facebook:

et qu’il nous a autorisés hier aux Estivales de Lods à partager et à mettre en voix.
Nous l’en remercions…
DOULEURS MUETTES
La nuit parfois, quand je dors mal, je roule en boule
Et, comme un arbre mort, je dévale un torrent.
J’ai perdu un ami, un frère, un chiot pour vivre.
Jeté d’une portière, il jappait sans se plaindre.
Mon père a pris sur lui de lui ouvrir la ferme.
Je l’appelais Youpi, qui barattait la vie.
Tous deux ne faisions qu’un. Il était mon amour.
Existe-t-il une heure, un âge, où délirer ?
En un éclair, la hache a fracassé le crâne
De l’innocent. Le sang jaillit. Comment courir ?
Aux derniers soubresauts, la mort me laisse à terre.
J’avale ma douleur, sans verser une larme.
Treize lustres plus tard, je porte le cadavre
Dans mon dos. Nul, jamais, n’y a pu rien changer.
Pierre Perrin
[23 juillet 2025]
Le poème mis en voix par Catherine Humbert:
Si vous voulez vous aussi lire à voix haute le poème en écoutant une musique, nous vous proposons:
Et, sur cette musique, le poème mis en voix dans une vidéo par « Les 3 A…«

(Pour mieux lire le texte du poème dans la vidéo nous vous conseillons de passer en plein écran…)

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