Il meurt lentement (…)

Il meurt lentement (…)

Entendu Vendredi matin en partant à Levier pour la Cérémonie commémorative de l’Armistice du 8 mai, François Cluzet dire en fin de l’émission Totémic sur France Inter… ce poème souvent attribué à Pablo Neruda mais qui est en fait un poème de Martha Medeiros

Il meurt lentement

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!

Martha Medeiros

Le poème original « A Morte Devagar » en Portugais ici :
https://www.escritas.org/pt/t/13437/a-morte-devagar



Et en vidéo en Français :

( Je ne sais pas si cette vidéo a été enregistrée par une voix d’I.A à la façon de Grand Corps Malade qui n’a jamais lui enregistré ce poème… j’ai pour l’instant posé la question… )

Photo de Zhuo Cheng yousur Unsplash

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