Un poème d ‘Ichiyoh…
pour Poèm’ À Nans aujourd’hui… :

Image sur une partition
Sur une feuille de partition fanée,
un trait de vermillon
courut légèrement.
Au marché aux puces,
un marchand de partitions avait ouvert son étal
et vantait aux passants
ses feuilles les plus singulières.
Un vieux musicien aux cheveux blancs
s’arrêta pour regarder,
puis demanda :
« N’en auriez-vous pas une bleue ? »
« Mais si, certainement. »
« Celle-ci, c’est bien la Sonate pour violon de Debussy.
C’est du Fauré que je voudrais. »
« Parfaitement — la violette, c’est Fauré.
Je n’en ai qu’une feuille de chacun,
mais si vous les joignez pour les jouer,
une musique nouvelle naîtra. »
Le son du violon
fit naître du blanc,
et la lumière s’y engouffrant
pressa l’effondrement de l’espace.
Tous droits réservés © Poème posté le 28/04/2026 par Ichiyoh sur lespoetes.net et publié ici avec son autorisation…


Si vous souhaitez lire le poème en écoutant une musique ou le dire vous-même à voix haute nous vous suggérons:
Le poème bientôt mis en voix…

À propos de partition :
Ce morceau se veut être une remise en question de la notion même de la musique. Cage considérait que « le silence est une vraie note ». « « Silence » désignera désormais l’ensemble des sons non voulus par le compositeur », et il a eu l’ambition de dépasser ce qui est réalisable sur un morceau de papier en laissant la part totale à l’aléatoire (les éventuels bruits extérieurs dénués d’intention musicale mais pouvant être perçus comme du son en activité).
Il est une invitation à l’écoute de cette activité qui ne s’arrête jamais.
( Source Wikipédia… )



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