Un second poème reçu dans notre Pépinière Poétique du Lison pour cet avant-goût de Printemps : Une fable d’un fabuliste Sténanais, Patrice Barberet, d’après la fable originale de Jean de la Fontaine…

Le loup et l’agneau
(réécriture personnelle Patrice Barberet)
La raison du plus faible est toujours la meilleure:
Tous les jours à toutes les heures.
Un agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un loup survient à jeun qui cherchait l’aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
« Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage?
Dit cet animal plein de rage:
Tu seras châtié de ta témérité.
– Sire, répond l’agneau, que Votre Majesté
Ne se mette pas en colère;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je m’en viens nu et tremblant
De ce courant,
Et suis aussi doux qu’une agnelle,
Et que par conséquent, le long de ce tronçon,
J’aurais pu être sa boisson.
– Raison de plus, reprit cette bête cruelle,
Ma soif, c’est bien toi qui vas devoir l’étancher.
– Il est trop tard, inutile de vous pencher,
Reprit l’agneau, happé par l’atmosphère.
Je ne suis déjà plus sur terre.
– Je divague? – Ben, il se pourrait bien
Car vous ne me voyez plus guère
Et vous devez avoir très faim.
– Il est temps que je déchire tes langes. »
Là-dessus, la brume apparaît,
Cerne le loup, et, fait étrange,
Tout à coup l’agneau disparaît.
Si vous voulez lire cette fable en musique ou la dire pour vous-même à voix haute nous vous suggérons :
Ce poème est publié sur ce blog dans le cadre de « Lecturbulences à Nans 2026 : L’Eau Vive…

Un évènement inscrit dans l’Agenda du Printemps des Poètes 2026 :

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