La Vocation Poétique de Louis Pergaud (…)


L’enfance de Louis Pergaud à Nans-sous-Sainte-Anne a profondément marqué son œuvre et a joué un rôle crucial dans le développement de sa vocation poétique et littéraire. Voici quelques éléments qui soulignent cette importance :

  • Immersion dans la nature :
    • Nans-sous-Sainte-Anne est un village situé dans une région naturelle préservée, avec des forêts, des rivières et des paysages magnifiques. Cette proximité avec la nature a nourri l’imagination de Pergaud et a influencé ses descriptions détaillées de la faune et de la flore dans ses écrits.
    • Les expériences vécues dans cette nature luxuriante ont façonné sa sensibilité et son amour pour le monde animal, thèmes récurrents dans ses romans et récits.
  • Influence du milieu rural :
    • La vie rurale à Nans-sous-Sainte-Anne, avec ses traditions et ses coutumes, a également inspiré Pergaud. Les personnages et les situations qu’il a décrits dans ses œuvres sont souvent issus de ses observations de la vie quotidienne dans ce village.
    • Les aventures de son enfance, ont inspiré son roman « La guerre des boutons ».
  • Formation de son regard d’écrivain :
    • L’enfance de Pergaud à Nans-sous-Sainte-Anne a contribué à forger son regard d’écrivain, en lui apprenant à observer attentivement le monde qui l’entoure et à en saisir les détails les plus subtils.
    • Cette capacité d’observation et cette sensibilité à la nature se retrouvent dans son style d’écriture, caractérisé par des descriptions précises et évocatrices.

En résumé, l’enfance de Louis Pergaud à Nans-sous-Sainte-Anne a été une période déterminante dans sa vie et dans son œuvre. Elle a façonné son amour de la nature, son attachement au monde rural et son regard d’écrivain.

L’enfance de Louis Pergaud à Nans-sous-Sainte-Anne a joué un rôle clé dans l’éveil de sa sensibilité poétique et dans la formation de son imaginaire, qui nourriront plus tard son œuvre, tant poétique que romanesque. Bien qu’il soit né à Belmont en 1882, sa famille déménage à Nans-sous-Sainte-Anne en 1889, lorsqu’il a sept ans, suite à la mutation de son père, Élie Pergaud, instituteur laïc. Ce village du Doubs, niché dans un cadre naturel spectaculaire avec ses paysages de forêts, de rivières comme le Lison, et de vallées encaissées, a profondément marqué le jeune Louis.

À Nans, Pergaud découvre un environnement rural riche et vivant, qui stimule son goût pour la nature et les observations minutieuses. Entouré de vergers, de prés et d’animaux, il passe une partie de son enfance à explorer ce « petit coin de terre comtoise » avec émerveillement, comme le décrivent certains biographes. Cette immersion dans la campagne franc-comtoise forge chez lui une connexion intime avec le monde naturel, un thème récurrent dans ses écrits, qu’il s’agisse de ses récits animaliers comme *De Goupil à Margot* ou de ses évocations nostalgiques dans ses poèmes.

De plus, son expérience à Nans n’est pas seulement contemplative : elle est aussi marquée par des interactions sociales vives. Avec son ami Eugène Chatot, fils de la receveuse des postes, et d’autres enfants du village, il s’engage dans des jeux et des « combats joyeux » contre les gamins de Montmahoux, le village voisin. Ces souvenirs d’enfance, mêlant camaraderie et rivalités, resurgiront dans *La Guerre des boutons*, mais ils influencent aussi sa poésie par leur énergie brute et leur ancrage dans une réalité vécue. Ces moments d’insouciance et de liberté laissent une empreinte émotionnelle forte, qu’il retranscrit dans des vers empreints de nostalgie et de simplicité.

Cependant, ce séjour à Nans est aussi teinté de chagrin : le départ de Belmont signifie l’éloignement de ses grands-parents, une rupture qui l’affecte profondément. Cette sensibilité aux pertes et aux changements, née dès cette période, se retrouve dans la mélancolie qui traverse certains de ses poèmes, comme ceux de *L’Aube* ou *L’Herbe d’avril*. Plus tard, sa rencontre avec le poète Léon Deubel renforcera cette vocation poétique, mais c’est à Nans que s’enracinent les premières graines de son inspiration, dans ce mélange de beauté naturelle, de jeux d’enfance et de premières blessures.

En somme, Nans-sous-Sainte-Anne offre à Pergaud un terreau fertile : un décor qui aiguise son regard, des expériences qui éveillent ses émotions, et une rupture qui approfondit sa sensibilité. C’est là que naît, en germe, l’élan poétique d’un écrivain qui saura transformer ses souvenirs d’enfance en une œuvre universelle.

[…]

Conclusion

L’enfance de Louis Pergaud à Nans-sous-Sainte-Anne a joué un rôle fondamental dans la naissance et le développement de sa vocation poétique. Le cadre naturel exceptionnel du village, avec ses paysages spectaculaires, sa riche biodiversité et ses sites remarquables, a nourri son imagination et développé sa sensibilité à la nature.

Les expériences vécues durant cette période – le déracinement initial, les amitiés nouées, les batailles entre enfants, l’exploration de la nature – ont constitué un réservoir d’émotions et de souvenirs dans lequel il puisera pour créer ses œuvres.

La figure paternelle, instituteur lui transmettant le goût de la nature et de l’observation, ainsi que les rencontres marquantes comme celle avec Deubel, ont également contribué à façonner sa sensibilité littéraire.

L’œuvre de Pergaud, et particulièrement « De Goupil à Margot », témoigne de cette influence profonde : sa prose poétique dans les descriptions de la nature, sa connaissance intime des animaux et sa capacité à transposer littérairement ses observations sont directement issues de son enfance à Nans-sous-Sainte-Anne.

Ainsi, ce village du Doubs peut être considéré comme le berceau véritable de la vocation poétique de Louis Pergaud, le lieu où s’est forgée sa sensibilité unique à la nature et aux êtres qui la peuplent.

Pour l’analyse complète voir : https://fhqxlxrx.manus.space/

Voilà… Je suis sûr que vous  brûlez d’envie de savoir quel poème j’ai lu après ce préambule…

Et bien ce fût évidemment : L’Éveil du Village…

Dans le recueil de ses poèmes : La Fuite des Choses…

[…]


Village qu’adula mon enfance lointaine,

Du fond de mon exil, quand le matin s’éploie,

Je sens encor en moi mon cœur crier sa joie

De lancer par ma chair du vieux sang de ta veine ;

 

Tes chaumes ne sont plus qui couvaient sous leurs ailes,

Chaudement la candeur naïve de mon âme,

Mais l’ardoise de cendre ou la tuile de flamme,

Convient encor mon cœur aux haltes paternelles.



[…] https://vivranans.info/2021/03/le-desir-l-eveil-du-village.html

Alors comme si vous y étiez… ma lecture « Mégalo-Pédago-Théâtralisée » immortalisée en vidéo à l’insu de mon plein gré par Sylvie Lacoste, Secrétaire de l’Association des Amis de Louis Pergaud… avec la participation également à l’insu de leur plein gré de Brice Leibundgut et Eric Delacroix que je remercie pour leur autorisation de publication…

a.l.s

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4 réponses à “La Vocation Poétique de Louis Pergaud (…)”

  1. […] peut être en préambule au prochain Printemps des Poètes et à Lecturbulences à Nans sous Sainte Anne en Mars […]

  2. […] peut être aussi en préambule au prochain Printemps des Poètes et à Lecturbulences à Nans sous Sainte Anne en Mars […]

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