Pêche à la mouche (…)

Pêche à la mouche (…)

« Petit poème que j’avais écrit et dédicacé à celui qui m’a fait découvrir le village, le Lison et la pêche à la Mouche. »
Helder Rodrigues Llos

Un poème reçu en commentaire sur notre Page Facebook pour « Lecturbulences à Nans sous Sainte Anne…

Mêê…le nous un poème…

– UN JOUR D’OUVERTURE SUR LE LISON-

Pêche à la mouche

Il y a 30 ans pour mes 30 ans, il m’avait offert mon premier équipement car, depuis longtemps j’admirais la pratique de la pêche à la mouche… il m’a dit observe, exerce toi et tu verras…

Exercices après exercices, observations après observations, un dimanche après-midi, il me proposa une balade le long du Lison en direction de la source du même nom pour une grande partie de pêche à la mouche tous les 2.

Le débit du Lison fort mais à peine trouble, nous remontons la rivière et approchons de la source où nous nous fondons dans le vert de la végétation avec nos vêtements aux couleurs de l’herbage local, là, je décide de fouetter avec patience et tant bien que mal avec adresse.

La mouche n’était pas facile à placer, car la truite prenait sa nourriture sur le Lison dans un intervalle, cernée par des branches feuillues.

J’évaluai la longueur de la soie par des faux lancers, puis risquai la pose de la mouche.

Aussitôt sur la surface de l’eau, elle était emportée par le courant. Je fixe attentivement la mouche qui passait à l’emplacement du dit gobage.

Plusieurs fois, la mouche présentée en amont dériva à l’endroit où montait la truite mais sans succès.

La moue sceptique je décide de renouer, me rappelant de mes observations et entraînements…

Et là, elle goba, ah ça y est là je la tiens, le scion courbé, la ligne tendue, je ramène doucement le fil sans casse afin d’approcher la truite de ma main mouillée, elle se débattait, j’avais l’air réjoui et j’ai compris en la mesurant et en lui rendant la liberté, les joies procurées par cette pêche sportive.

J’appréciais la beauté et la douceur du Lison, de l’endroit sauvage où il faut attendre patiemment que les truites agitent frénétiquement la surface de l’eau en faisant des ronds, comme quand enfant je lançais des cailloux afin de faire des ricochets sur l’eau.

Il fallait garder son calme devant les ronds des gobages et là je compris, que cette pêche avec des éphémères on ne pouvait s’en passer quand on l’avait essayée.

Ce geste ample aux arabesques du bas de ligne entre l’ondulation de l’eau le cœur battant à chaque étape mais retrouvant calme et sérénité dans l’épreuve en allant plus haut dans cette rivière ou les vibrations des courants vous procure des sensations indescriptibles.

Le Lison serpentait à travers de gorges profondes, surmontées de corniches, de roches, de plats silencieux et des caches même dangereuses par endroits.

Quant cela ne va pas, mes pensées en appellent d’autres pour retrouver bien vite le bonheur que j’ai découvert lorsque j’ai été adopté, il y a 35 ans à Nans-sous Sainte-Anne, sa rivière, ses paysages,

Pour moi, la pêche à la mouche est beaucoup plus qu’une technique de pêche, on peut véritablement parler d’un art de vivre.

La recherche du poisson, que ce soit une truite, un ombre dans le Lison, ou bien autre quête ailleurs, est celle d’une harmonie humble et respectueuse avec la nature.

Le pêcheur, le vrai, aurait besoin de plus d’une vie pour tout connaître des plaisirs et des émotions qu’il peut attendre de son art en harmonie avec la nature et la rivière.

Pour les connaisseurs, on se souvient du célèbre film, « Et au milieu coule une rivière » mettant en scène ce geste, ample et plein d’agilité qui fait la grâce et la technicité de la pêche à la mouche, ou bien la confrontation entre le poisson, le pêcheur, la rivière, et le sentiment de bien être qui s’en dégage.

Pour moi tout cela marche, sinon à quoi sert de savoir les choses, si ce que l’ont sait ne sert à rien, car le plus fructueux de tous les arts c’est l’art d’apprécier la vie, et l’exploration humaine n’est qu’une passion physique d’une harmonie intellectuelle.

« Je vous laisse méditer là dessus. »

✍️ Texte: Helder Rodrigues LLos – Photo: Elodie H.

Si vous voulez lire le poème en écoutant une musique ou le dire à voix haute pour vous-même nous vous suggérons:

Musique par Geoff Harvey sur Pixabay

Ce poème est publié sur ce blog dans le cadre de « Lecturbulences à Nans 2026 : L’Eau Vive

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