Éloge et description du Village de Nans sous Sainte Anne et des différentes beautés qui l’avoisinent (…)

Éloge et description du Village de Nans sous Sainte Anne et des différentes beautés qui l’avoisinent (…)


Un poème de Jean-Baptiste Garnier le 1° Janvier 1853…

Éloge et description du Village de Nans sous Sainte Anne et des différentes beautés qui l’avoisinent (…)

     ( Photo: Antoine Montenot )



-1

O vous qui ici bas fuyez la solitude,

Ennemis de ces lieux sauvages et déserts;

Vous de qui la nature apréhendez l’étude,

Venez dans mon pays, ou bien lisez ces vers.
Ils vous transporteront dans ces rians bocages,
Au pied de ces rochers et sous ces frais ombrages,

Et puis vous me direz si le bonheur tranquille

Ne peut être goûté qu’au milieu de vos villes.

-2-

D’abord je te salue, clocher de mon village !

Placé dans un bas-fond, construit par nos aïeux;

Si ton dôme élevé n’atteint pas les nuages

Ta voix sait pénétrer les rochers les plus creux.

Lorsque du Tout-Puissant tu publies les louanges,

Les échos d’alentour semblent des milliers d’anges.
Tu conserves à tes pieds de nos parens les mânes

Tandis que dans tes murs nous prions pour nos âmes.

-3-

Admirez ce château avec sa tour gothique,

Qui fut au temps jadis  frappé par la critique.
Un marquis l’habitait, et sa chère moitié,

Lui fut un beau  matin enlevée sans pitié.
Qui commit l’attentat ? Vous le savez peut-être;

Ce fameux Mirabeau s’est fait assez connaître.
Le Marquis irrité se mit  à leur poursuite,

Il atteignit bientôt cette femme hypocrite.
Alors dans un couvent l’enferma pour jamais,
Pour lui faire expier son indigne forfait.

-4-

Qu’entends-je, et quel bruit ressemblant à l’orage,

Au fond de la vallée par un ciel sans nuage ?
C’est le saut du Lison, comme un enfant  qui pleure

En s’échappant du sein qui lui donne le jour.
Il murmure en quittant cette sombre demeure,

Sort en flocons d’écume, s’élance  et prend son cours.
Je t’admire ô Lison, ton eau fraîche et ta truite

Surpassent de beaucoup les meilleures qualités.
Sur ton cours des usines artistiquement construites,

Distribuent tes bienfaits à la société.
Qu’ils sont beaux ! Ces rochers qui te donnent naissance;

Calypso de ta grotte envie la jouissance.
Combien d’admirateurs d’un transport mutuel

Contemplent chaque jour tes  parois éternelles.

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